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15.02.2008

L'écologie au pays de l'oncle Sam

Alors que le réchauffement climatique est considéré par de nombreux scientifiques comme le plus grave problème écologique du siècle, les 2 mandats de Georges W Bush ont été marqués par un mépris flagrant de l'environnement, en partie dû à l'impact des lobbys industriels sur la politique environnementale américaine.


Sous Bush, les puissants lobbys ayant financé la campagne du texan ont influencé les décisions gouvernementales concernant la politique environnementale américaine. Les Etats-Unis ont, par exemple, refusé de ratifier le protocole de Kyoto, le traité qui vise à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz carbonique.

 

Le Protocole de Kyoto

 

Clinton avait signé le protocole de Kyoto en décembre 1997 avant d'être rejeté par le Sénat. A contrario, l'administration Bush s'est retirée de toute négociation. Elle a ensuite proposé un plan moins contraignant, le « Clear Skies and Global Climate Change » alors que sur 192 pays indépendants, 152 ont ratifié le protocole de Kyoto.

 

Al Gore et son Prix Nobel de la Paix

 

Le Prix Nobel de la Paix 2007 qui se surnomme « l'ex-prochain président des Etats-Unis » était l'adversaire de Georges W Bush pour l'investiture présidentielle en 2000. Il a été récompensé pour son film « Une vérité qui dérange » qui traite du changement climatique. Al Gore a décidé de ne pas surfer sur la vague de son film et de son Prix Nobel pour se présenter à l'élection présidentielle et c'est ainsi qu'il a déclaré l'été dernier au magazine Time « Si je fais correctement mon travail, tous les candidats parleront de la crise climatique. Je ne suis pas convaincu que la présidence soit le plus important ni le meilleur rôle que je puisse jouer »

 

Georges W Bush et les lobbys pétroliers

 

A la question de savoir s'il regarderait un jour le film d'Al Gore, Bush a déclaré qu'il ne pensait pas et que « nous devons rester sceptiques quant au fait que les gaz à effet de serre sont causés par l'humanité ou de causes naturelles ». Ces propos coïncident avec les agissements d’une quarantaine de groupes de pression présentant le réchauffement climatique comme un canular et une manipulation. Anecdote, ces groupes de pressions proviennent tous d'Exxon Mobil, première compagnie pétrolière du monde... Gérard Petitjean, journaliste au Nouvel Observateur prévenait déjà en novembre 2000 que « George W. Bush est très lié aux milieux du pétrole et, comme tel, est persuadé que tout ce qui est bon pour le pétrole est bon pour l'Amérique. »

 

L’avenir des Etats-Unis

 

L’environnement, qui était un des thèmes principaux des élections présidentielles de 2004, se fait plus rare dans les discours des candidats à la Maison Blanche. Seulement car ce ne sont que les primaires et qu’il faudra attendre l’investiture officielle des gagnants des grands partis pour que l’environnement devienne un sujet phare. A en entendre les candidats, ils ne sont pas prêts à ratifier le protocole de Kyoto mais feront des efforts qu'ils estiment conséquents. Obama, qui compte mettre en avant l'environnement dans les thèmes forts de sa campagne (une fois qu'il aura été désigné candidat du Parti démocrate pour la présidentielle), commencera à travailler sur un projet de traité international (pour remplacer le protocole de Kyoto) sur la lutte contre le réchauffement climatique déclarant même que son «  plan de lutte contre le réchauffement climatique est plus fort que celui de John McCain ». Pourtant, le grand favori chez les républicains, John McCain milite depuis très longtemps pour la réduction des Gaz à effet de serre... jusqu'à même, en 2004, déposer un projet de loi visant à limiter les rejets dans l'atmosphère mais qui ne sera finalement pas adopter. En effet, contrairement à son prédécesseur républicain, il reconnaît les effets de l'homme dans le réchauffement climatique et se montre également très progressiste sur le thème de l'environnement. Le vétéran de la guerre du Viet-Nam a déclaré : « Pour renverser le processus, j'entends mettre en place un marché de droits à polluer et je vise un retour aux niveaux d'émissions de 2004 d'ici à 2012 et aux niveaux de 1990 d'ici à 2020. » Il ajoute « Je souhaite développer parallèlement les énergies alternatives, en favorisant le nucléaire et le biocarburant. »

 

L'intérêt des américains à l'écologie est assez partagé. Alors que dans un temps, les associations de défense de l'environnement prennent de plus en plus d'importance depuis une décennie, les américains ont tout de même élu Georges W Bush à deux reprises, lui qui est soutenu par de gros lobbys industriels, face à deux candidats « mieux placés » pour défendre l'écologie. Le futur président américain marquera clairement une différence avec son prédécesseur quant à sa politique de l’environnement. En effet, les deux principaux candidats planchent déjà sur des programmes écologiques pour diminuer les effets quant Georges W Bush se contentait de supprimer des lois de protection à l’environnement…

04.02.2008

Abu Sayyaf sévit toujours

Découvert dans le monde entier en 2000 lors de la capture d’Européens dont 5 français, le groupe d’Abu Sayyaf est maintenant occulté par les médias français alors que ce mouvement séparatiste musulman terroriste, proche d’Al-Quaïda, continue de terroriser le sud des Philippines et essaie d’étendre son territoire.

Le groupe Al-Harakat al-Islamiyya, plus connu sous le nom d’Abu Sayyaf, est un groupe de radicaux musulmans installés dans les îles du sud des Philippines (et principalement à Jolo) depuis maintenant près de vingt ans. Le groupe d’Abu Sayyaf revendique l’indépendance de certaines îles pour former un Etat islamique dans ce pays majoritairement catholique.

 

La France a découvert ce groupe de radicaux en 2000 lors de l’enlèvement dans l’île de Jolo de 28 Européens dont 5 français et 3 journalistes de France 2. Très médiatisée à l’époque, la libération des otages français a conduit à une cessation d’information en France sur les activités du groupe terroriste, pourtant proche d’Al-Quaïda. Les médias français ne s’en préoccupent plus, obéissant à la loi de proximité et, pourtant, les activités de ce groupe terroriste n’ont jamais cessé. Les combats perdurent depuis des années et a conduit à la mort plusieurs centaines de militaires et de civils.

 

L’année 2007 a été une année type dans le sud des Philippines. Morceaux choisis :

  • avril 2007 : sept chrétiens sont enlevés sur l’île de Jolo. Une rançon est demandée par le groupe terroriste aux autorités locales qui refusent de payer. La sanction est immédiate, les sept otages sont décapités ;
  • juin 2007 : un prêtre italien est enlevé. Il sera libéré un mois plus tard, mais 14 militaires philippins périront en voulant le sauver ;
  • août 2007 : des combats entre l’armée philippine et les islamistes du groupe d’Abu Sayyaf font 54 morts dont 26 militaires.

Les activités du groupe terroriste sont multiples : attentats à la bombe, assassinats, enlèvement d’otages (souvent des chrétiens ou des touristes européens), extorsions de fonds...

 

Fin août 2007, le journal Philippine Daily Inquirer, l’équivalent du journal français Le Monde aux Philippines, dénonçait l’inefficacité des opérations militaires menées dans les bastions de la guérilla d’Abu Sayyaf depuis des années. Selon le quotidien, les actions militaires « ne sont pas la bonne méthode et les combats retardent l’éradication de la pauvreté ». En effet, à la mi-août, les sénateurs ont déclaré que la guerre contre Abu Sayyaf coûte à l’Etat 1 milliard de pesos par mois soit 15,6 millions d’euros. Quand on sait que cette somme pourrait « permettre de financer de nombreux logements sociaux, des écoles, des hôpitaux, des routes, des ponts, des programmes alimentaires », ajoute le journal, les questions sur les méthodes de l’armée philippine pour éradiquer les bandits d’Abu Sayyaf se posent en effet. Le journal préconise une politique d’opération militaire moins voyante et appelle à mener des opérations de type « commandos ».

 

Le groupe terroriste d’Abu Sayyaf semble s’être installé durablement dans le sud des Philippines et s’installent maintenant peu à peu dans les pays frontaliers de l’archipel comme en Indonésie ou en Malaisie. Le gouvernement philippin ne parvient pas à éliminer ce groupe terroriste, proche d’Al-Quaïda, malgré des moyens colossaux et subit chaque année de plus en plus de pertes collatérales. Et pourtant, ce groupe proche d’Al-Quaïda est toujours boycotté par les médias français...

10.12.2007

Quand la Mafia s’intéresse au Football...

0e0d940754cf67a14db60802feb31787.jpgDébut décembre, le très réputé journal allemand Süddentsche Zeitung révèle que le match où Liverpool a atomisé le Besiktas Istanbul huit buts à zéro pourrait être truqué. De fortes sommes d'argent auraient été placées sur une large victoire des anglais et des joueurs de l'équipe turque auraient également été approchés par des mafieux. L'impact des paris sportifs ne s'installe plus seulement dans l'aspect économique du sport mais dans le paysage sportif lui-même.

Avant les révèlations du journal allemand Süddentsche Zeitung, son homologue Der Spiegel avait annoncé que 26 matches auraient été truqués dont un pour les qualifications à L'Euro 2008. Le porte parole de l'UEFA William Gaillard a démenti pour le match aux qualifications à l'Euro 2008 mais a confirmé l'existence de soupçons, portant sur des « matches des tours préliminaires de compétitions entre club » et qu'il va « vraiment y avoir une enquête » suite à des « paris suspects ». En effet, ces dernières années, les sites internet spécialisés dans les paris sportifs se multiplient (Bwin, Bet365, MrBookmaker...) faisant exploser les paris sportifs en Europe.

 

Les paris sportifs, légaux ? illégaux ?

 

Depuis 2000, l’estimation des gains engrangés par les jeux en ligne sur Internet est estimé à plusieurs dizaines de millards de dollars. Problème, ces sites internet ne sont pas forcément légaux et sont soupçonnées d’appartenir à des mafieux. Par exemple, en France, de nombreux sites sont en désaccord avec la législation française et c’est pour cela qu’ils s’installent dans des pays qui autorisent ces activités comme Malte. L’Etat français ne peut pas agir. Surtout que l’Union Européenne est pour une libre activité des services et maintenant, la France s’est engagé depuis le 6 novembre dernier à ouvrir son système de paris sportifs en ligne à la concurrence, mettant fin à l’hégémonie de “la Française des Jeux” dans ce domaine. Cependant, les doutes persistent quant à la légitimité de ces sites, toujours soupçonnés d’appartenir à des personnes dont les activités ne sont pas très nettes.

 

Les Mafias qui s’impliquent

 

Face à ces sommes colossales, les soupçons de corruptions se multiplient. La multiplication des joueurs et les gains importants attisent les joueurs véreux. Même des footballeurs comme le meilleur gardien du monde, l'italien Buffon, ont été impliqué dans des affaires et un arbitre allemand a été condamné à 2 ans de prison en 2005 après avoir été coupable d'avoir faussé des matchs de Bundesliga 1 (équivalent de la Ligue 1) pour le compte de la mafia turque. Face à phénomène, la Fifa réagit et décide en 2004 que ni les entraîneurs, ni les joueurs et les arbitres ne peuvent plus jouer aux paris sportifs. Ceux-ci s'engagent à ne plus jouer et être en relations avec des personnes jouant de grosses sommes d’argent dans les paris sportifs sous peine d'être poursuivis par la justice... ce qui n’empêche pas la mafia, en particulier celle asiatique, de bidonner quelques matchs.

 

Les consortiums asiatiques...

 

En Asie, dans de nombreux pays comme la Thaïlande ou le Viet-Nam, les jeux d’argents sont interdit... et c’est pourquoi un véritable jeu clandestin subsiste ! Les asiatiques investissent des sommes importantes d’argents sur les jeux, d’où l’intérêt des mafieux de truquer les scores des rencontres pour empocher des millions d’Euros. Les scandales se sont multipliés ces dernières années où de forts soupçons ont pesé sur des matchs arrangés ou présentés comme tels comme en Belgique, au Pays- Bas, en Allemagne ou en France (l’affaire Metz-Lyon en 2005) où les mafieux asiatiques ne semblaient pas innocents.

 

Déjà au début des années 2000, des matchs arrangés par la mafia asiatique

 

Au début des années 2000, une série de matches de Première League (l'équivalent de la Ligue 1 française) ont souffert de problème d'éclairages lors des secondes périodes des rencontres causant l’arrêt des rencontres. En Angleterre, ces matchs arrêtés au cours des secondes périodes des rencontres ne sont pas rejoués. Aucun lien n'était trouvé quant aux matches et aux paris joués sur ces rencontres car les matchs surlesquels les paris sont joués en Angleterre ne sont plus comptabilisés. Mais en Asie, il en est tout autre. Les paris comptent toujours et ce, même si le match a été arrêté. Ainsi, il a été découvert que des mafieux asiatiques interromptaient volontairement les matches dés que le score étaient en faveur de leurs paris, leur permettant de gagner des gains collossaux.

Les scandales de corruption sportives par les mafias se multiplient ces dernières années où l’on parle de plus en plus de matchs arrangés comme au Tennis, Basket, Boxe... et où le football semblait un peu épargné par ces consortiums. Mais les sommes mirobolantes engrangées par les paris sportifs ont encore pris le pas sur le sport et ne sont pas pour aider le monde du football qui aura vraisembablement beaucoup de mal à exclure ces groupes, de plus en plus nombreux.

 

 
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